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Comment reconnaître de l'or : 5 vérifications

Publié le · 13 min de lecture · KornerCash, Lausanne

Bague en or tenue à la pince, examinée à la loupe sur un établi de bijoutier

L'or se reconnaît à son poinçon de titre : 999, 916, 750, 585 ou 375 millièmes. Sans ce marquage, aucun test maison ne conclut.

Savoir comment reconnaître de l'or tient moins au test qu'à la lecture. Le métal ne se trahit pas au toucher : il se lit sur le poinçon, et la loi dit exactement ce que ce poinçon doit contenir. Nous contrôlons et vendons des bijoux seconde main dans notre boutique de Lausanne — voici ce que nous regardons, textes officiels et cours du jour à l'appui.

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Que cherchez-vous à savoir sur votre or ?

4 questions sur vous, aucune connaissance requise.

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Des bijoux seconde main, contrôlés avant la mise en vente

Chaque pièce passe par la boutique de Lausanne avant d'être mise en ligne, et son état est décrit tel qu'il est.

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Sur quoi cette page s'appuie

Nous partons des textes qui fixent le marquage de l'or, pas des astuces qui circulent. La loi suisse sur le contrôle des métaux précieux et ses deux annexes, la foire aux questions du Bureau central du contrôle des métaux précieux, le Code de commerce français dans sa version entrée en vigueur le 1er juillet 2025, l'annexe III du Code général des impôts et un bulletin officiel des douanes françaises — sources relevées le 7 septembre 2026, listées en fin d'article.

Les prix viennent du cours de l'or publié par la London Bullion Market Association et du taux de change de référence de la Banque centrale européenne, tous deux au 4 septembre 2026, dernière séance disponible. Ce que cette page n'affirme pas : aucune estimation d'un bijou en particulier, aucun classement de vendeurs — nous en sommes un — et aucune promesse de prix de revente. Le calcul porte sur le métal contenu, rien d'autre.

Comment reconnaître de l'or à coup sûr ?

Cherchez le poinçon de titre en millièmes. En Suisse comme en France, un ouvrage vendu comme or doit le porter — sans lui, rien n'est garanti.

L'art. 7 de la loi sur le contrôle des métaux précieux pose que « ne peuvent être mis dans le commerce que les ouvrages en métaux précieux pourvus de l'indication d'un titre légal ». Le même texte ferme la porte de l'autre côté : « les ouvrages plaqués et les similis ne doivent porter aucune indication de titre » (art. 8, al. 4). Un chiffre en millièmes gravé n'est donc pas un détail esthétique : c'est une déclaration réglementée.

Deuxième marque à chercher, systématiquement associée à la première : le poinçon de maître. Le Bureau central du contrôle des métaux précieux le décrit comme « comparable à une signature » et rappelle que « tous les ouvrages en métaux précieux, multimétaux et plaqués mis dans le commerce en Suisse doivent porter, outre l'indication de titre correspondante, un poinçon de maître enregistré encore valable ». Un bijou qui affiche un titre sans porter de poinçon de maître est donc incomplet au regard de la loi suisse.

Quels sont les titres légaux de l'or en Suisse et en France ?

En Suisse, cinq titres légaux pour l'or : 999, 916, 750, 585 et 375 millièmes. En France, l'appellation « or » s'arrête à 375 millièmes.

Le titre est « la proportion de métal précieux pur contenu dans un alliage », exprimée en millièmes (art. 3 de la loi suisse), et l'annexe 2 en donne la liste fermée. En France, l'art. L832-6 du Code de commerce, en vigueur depuis le 1er juillet 2025, réserve l'appellation « or » au détail aux ouvrages « dont le titre est supérieur ou égal à 375 millièmes ». En dessous de ce seuil, le mot « or » ne peut plus être employé pour vendre l'objet à un particulier.

Combien d'or contient réellement un bijou de 10 grammes ?

Le titre donne la part d'or fin, le cours donne son prix. À 750 millièmes, un bijou de 10 grammes contient 863 francs de métal.

TitreOr fin dans 10 gValeur du métal (CHF)Valeur du métal (EUR)
999 millièmes9,99 g1 149.–1 222 €
916 millièmes9,16 g1 053.–1 120 €
750 millièmes (18 carats)7,50 g863.–917 €
585 millièmes (14 carats)5,85 g673.–715 €
375 millièmes (9 carats)3,75 g431.–459 €
Plaqué or, couche de 5 µm sur 20 cm²0,19 g au maximum22.–24 €

Données : cours de l'or LBMA du 4 septembre 2026 (3 803,43 € l'once troy), taux de référence BCE du même jour (1 € = 0,9405 CHF), once troy de 31,1035 g, masse volumique de l'or de 19,3 g/cm³, épaisseur minimale de couche fixée par l'annexe 1 de la loi suisse — relevées le 7 septembre 2026. La dernière ligne suppose la couche entièrement en or fin, hypothèse la plus favorable au plaqué.

Lecture du tableau : entre un bijou de 10 grammes à 750 millièmes et le même objet plaqué, l'écart de métal est d'environ 39 fois. C'est tout l'enjeu de la lecture du poinçon, et c'est aussi pourquoi la loi interdit au plaqué d'afficher un titre. Une précision honnête : ces montants sont la valeur du métal contenu, pas un prix de vente. Un bijou se paie aussi pour sa fabrication, sa marque et son état, et un bijou ancien peut valoir bien plus que son or.

Quelles sont les trois façons de tester l'or à la maison ?

L'aimant, le vinaigre et la densité. Aucun des trois ne distingue un bijou plaqué d'un bijou massif, et les deux premiers ne prouvent rien.

La raison est la même pour l'aimant et le vinaigre : sur un bijou plaqué, la surface que vous testez est bel et bien de l'or. L'annexe 1 de la loi suisse impose aux ouvrages plaqués une couche d'or d'au moins 5 micromètres, à un titre d'au moins 585 millièmes. Un test qui ne va pas plus loin que la surface teste donc de l'or dans les deux cas.

La densité est le seul des trois à porter sur la masse entière, mais elle demande une balance précise, une mesure de volume par déplacement d'eau et — surtout — de savoir à quel titre comparer le résultat. L'or fin pèse 19,3 grammes par centimètre cube ; un alliage à 750 millièmes contient un quart d'autres métaux et tombe nettement en dessous. Sans le titre, la densité mesurée ne se compare à rien.

Comment savoir si un bijou est en or chez soi ?

Six vérifications se font à la loupe, sans matériel et sans risque pour l'objet. Elles reposent toutes sur le marquage, jamais sur une réaction chimique.

VérificationCe qu'elle établitCe qu'elle n'établit pasCe qui la fonde
Indication du titre en millièmesQue l'ouvrage est commercialisable comme orNi l'état, ni la valeur de reventeArt. 7, al. 1 de la loi suisse
Absence de toute indication de titreQue l'objet ne peut pas être mis dans le commerce comme or en SuisseQue l'objet est faux : ancien ou étranger, il peut échapper à la règleArt. 7, al. 1 et art. 8, al. 4
Poinçon de maître enregistréQu'un responsable identifiable a mis l'ouvrage sur le marchéLe titre lui-même, qui reste porté par l'autre poinçonFAQ du Bureau central
Poinçon officiel sur une boîte de montreLe contrôle officiel, obligatoire pour ces piècesRien pour les autres bijoux : le poinçonnement officiel y est facultatifFAQ du Bureau central
En France, le symbole du titreLe titre : coquille Saint-Jacques pour 585, trèfle pour 375La mention gravée « 585 » seule ne fait pas foiDécret 95-612, bulletin des douanes
Poids inférieur à 3 grammes (France)Que l'absence de poinçon de garantie n'a rien d'anormalLe titre, qui doit rester légal malgré la dispenseArt. 186 ter, annexe III du CGI

Sources : loi suisse sur le contrôle des métaux précieux, FAQ du Bureau central du contrôle des métaux précieux, bulletin officiel des douanes 6001, annexe III du Code général des impôts — relevées le 7 septembre 2026. Deux critères notés pour chaque ligne : ce qu'elle prouve, et ce qu'elle laisse ouvert.

Lecture du tableau : la cinquième ligne est celle que presque personne ne connaît. Le bulletin des douanes qui accompagne le décret de 1995 est explicite : « seuls les symboles garantissent le titre » et les mentions en millièmes gravées par le fabricant « ne sont destinées qu'à une meilleure information des consommateurs ». En France, un « 585 » gravé sans le symbole correspondant est une indication, pas une garantie.

Vous préférez regarder le poinçon vous-même ?

Rue de l'Ale 28 à Lausanne : les bijoux se voient et se prennent en main avant l'achat.

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Comment tester l'or avec du vinaigre ?

Ce test ne conclut rien. Le vinaigre attaque la surface, et sur un bijou plaqué cette surface est de l'or à 585 millièmes au minimum.

Le raisonnement vaut aussi pour toutes les recettes du même genre. Un plaqué conforme oppose au test exactement la même couche métallique qu'un bijou massif : ce n'est pas la chimie qui échoue, c'est la question qui est mal posée. L'épaisseur minimale de 5 micromètres et le titre minimal de 585 millièmes de cette couche sont fixés par l'annexe 1 de la loi suisse — un « plaqué » qui n'atteint pas ces valeurs n'est d'ailleurs plus un ouvrage plaqué au sens légal, mais un simili.

Le seul enseignement utile d'un test de surface est négatif : si la couche se dissout ou se raye jusqu'au métal gris, l'objet n'est ni un ouvrage en or ni un plaqué conforme. C'est une information, mais elle arrive après avoir abîmé la pièce.

Comment savoir si c'est de l'or en l'absence de poinçon ?

Sans poinçon, seul un essai en laboratoire tranche. En Suisse, un ouvrage sans indication de titre ne peut pas être vendu comme or.

Trois situations expliquent une absence de marquage, et elles ne se valent pas. Un bijou ancien, un bijou importé d'un pays hors convention, ou un objet qui n'a jamais relevé de la garantie publique peuvent être en or sans porter les poinçons attendus — l'annexe III du Code général des impôts dispense d'ailleurs de garantie les ouvrages en or de moins de 3 grammes en France. La troisième situation est plus simple : l'objet n'est pas en or.

Dans tous les cas, l'absence de poinçon déplace la charge de la preuve sur le vendeur. En Suisse, une désignation trompeuse sur un objet susceptible d'être confondu avec un ouvrage en métal précieux est interdite par l'art. 6 de la loi — un vendeur professionnel ne peut donc pas se contenter de « c'est de l'or, on me l'a dit ».

Plaqué, doublé, vermeil : que garantissent vraiment ces mots ?

Chacun désigne une couche de métal précieux posée sur un autre métal. Aucun ne désigne un ouvrage massif, aucun ne porte de titre.

Le Code de commerce français encadre les trois. Les appellations « plaqué », « doublé » et « métal argenté » sont réservées aux ouvrages « recouverts de métal précieux dont le titre est supérieur ou égal à 500 millièmes » (art. L832-7), et le vermeil aux « ouvrages en argent à un titre légal recouverts d'une couche d'or dont le titre est supérieur ou égal à 750 millièmes » (art. L832-8). Le vermeil est donc de l'argent, quelle que soit la couleur qu'il en a.

Côté suisse, le vocabulaire est encore plus tranchant. Un ouvrage qui n'atteint pas les titres minimums légaux, ou qui ressemble à un plaqué sans en respecter les exigences, tombe dans la catégorie des « similis » (art. 2, al. 3). Les similis, comme les plaqués, ne peuvent porter aucune indication de titre.

Ce que nous vérifions avant qu'un bijou entre en rayon

Le geste est toujours le même : la pièce est prise en main, le poinçon est lu à la loupe, et l'état est décrit tel qu'il est. « Contrôlés et certifiés par nos soins », dans nos conditions de vente, veut dire cela : la lecture du marquage vient avant la mise en vente, pas après.

Deux points de transparence, parce qu'ils changent ce que vous achetez. Les bijoux seconde main sont vendus en l'état, et le détail par catégorie figure dans nos conditions de vente. Comme chaque pièce est unique, ce que vous voyez en ligne est ce qui reste en boutique — le stock suit la vie du magasin.

Que choisir selon votre cas

  • Vous achetez un bijou d'occasion → exigez de voir le poinçon de titre et le poinçon de maître avant de payer ; les deux se photographient en gros plan sur demande.
  • Vous héritez d'une pièce ancienne sans marquage → ne testez rien vous-même : un essai en laboratoire coûte moins cher qu'une entaille sur un bijou qui vaut aussi pour son âge.
  • Vous achetez en France un bijou de moins de 3 grammes → l'absence de poinçon de garantie est normale, mais le titre doit rester légal et le poinçon de responsabilité présent.
  • Vous cherchez à faire une plus-value sur le métal d'un bijou → ce n'est pas le bon objet : entre la fabrication, la marque et l'état, le prix d'un bijou n'a jamais suivi le seul cours de l'or.

FAQ : les questions qui restent

Comment faire un test d'or ?

Le seul test qui conclut sans abîmer la pièce est la lecture des poinçons : indication du titre en millièmes, poinçon de maître, et en France symbole de garantie. Les tests physiques accessibles à la maison — aimant, vinaigre, densité approximative — portent sur la surface ou demandent de connaître déjà le titre, ce qui les rend inutiles pour distinguer un plaqué d'un massif. Au-delà, l'essai en laboratoire est la seule mesure fiable du titre réel.

Comment savoir si c'est vraiment de l'or ?

Un ouvrage vendu comme or en Suisse porte obligatoirement l'indication d'un titre légal, et un ouvrage plaqué n'a légalement pas le droit d'en porter une. La présence d'un titre correctement poinçonné, accompagné du poinçon de maître, est donc l'indice le plus fort accessible sans matériel. En France, c'est le symbole de garantie qui fait foi du titre, pas la mention en millièmes gravée par le fabricant.

Un bijou sans poinçon a-t-il de la valeur ?

Oui, possiblement : l'absence de poinçon ne prouve pas l'absence d'or, elle prouve seulement que l'ouvrage ne peut pas être commercialisé comme or en l'état. Les ouvrages anciens et les pièces importées échappent souvent au marquage attendu, et en France les ouvrages en or de moins de 3 grammes sont dispensés de garantie. La valeur se détermine alors par un essai, jamais par un test de cuisine.

Ce que nous ferions à votre place

Arrêtez de chercher un test et apprenez à lire trois marques : le titre en millièmes, le poinçon de maître, et pour un achat en France le symbole de garantie. Ces trois lectures prennent une minute avec une loupe, ne coûtent rien et ne laissent aucune trace sur l'objet — là où le vinaigre, l'aimant et l'acide coûtent au mieux du temps, au pire une rayure définitive.

Et gardez le tableau de valeur en tête comme garde-fou, pas comme prix. Un bijou de 10 grammes annoncé « or 18 carats » à 200 francs contient, au cours du 4 septembre 2026, plus de 800 francs de métal : ce n'est pas une bonne affaire, c'est un signal.

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Les marques que vous aimez, contrôlées, à des prix qui changent tout — chaque pièce est visible Rue de l'Ale 28 à Lausanne.

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Passez à l'action

  1. Prenez le bijou et une loupe, et cherchez deux marques : un nombre en millièmes et un petit signe encadré, souvent à l'intérieur de l'anneau ou sur le fermoir.
  2. Comparez le nombre trouvé à la liste des cinq titres légaux — 999, 916, 750, 585, 375. Un chiffre hors liste, ou seul sans poinçon de maître, mérite une question au vendeur.
  3. Multipliez le poids par le titre pour obtenir l'or fin contenu, puis comparez au tableau plus haut avant de discuter un prix.

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